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La Coopérative de santé de L'Islet en manque de médecins et risque de fermer

Confrontée au départ de médecins et à un recrutement très difficile, les dirigeants de la Coopérative de santé de L’Islet continuent à chercher des solutions. Mais ils savent qu’à défaut de toubibs, un scénario qui pourrait se concrétiser à plus ou moins brève échéance, la clinique devra fermer ses portes.

Fondée en 2007, la coopérative a fêté ses dix ans en août. L’an dernier, elle a survécu à des difficultés financières, en ressortant même plus forte avec une hausse de 10% de ses membres.

«Nous avons des équipements neufs pour donner de l’excellent service, ce que nous faisons d’ailleurs. Mais faute de médecins, il n’y a plus rien» de lancer M. Gaétan Caron, le vice-président de l’organisme.

La coopérative comptait sur trois disciples d’Hippocrate (un à temps plein et deux à un jour par semaine), deux infirmières, une coordonnatrice et deux secrétaires pour offrir un service à quelque 2 000 clients, dont 1 300 membres: «Notre personnel est très dévoué et les clients se sentent en sécurité à la clinique» ajoute Mme Guylaine Bourassa, la coordonnatrice de l’organisme.

Le médecin à temps plein à quitté ses fonctions et les deux autres partiront sous peu. La clinique demeure tout de même en opération, mais n’ouvre plus le vendredi.

On garde espoir

La coopérative de santé de L’Islet n’est pas la seule à vivre de genre de problèmes et ses dirigeants ne lancent pas la serviette, même si l’avenir semble plutôt sombre pour le moment: «Nous gardons espoir. Nous allons faire des efforts pour mobiliser les gens et les entreprises. Il faut que les gens continuent à cotiser, car sans cotisation il n’y a plus de coop. Nous comptons aussi sur la collaboration du ministère de la Santé pour nous aider à recruter des médecins,» explique M. Caron.

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