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Les paramédics de Montmagny sont maintenant en grève générale illimitée

Les paramédics de Montmagny ainsi que ceux de Saint-Sylvestre et de Lotbinière sont désormais en grève depuis minuit hier.

Ils joignent ainsi le mouvement provincial de grève visant à faire débloquer les négociations pour le renouvellement des conventions collectives qui sont échues depuis le 31 mars 2015.

« Il est clair pour les syndiqué-es CSN de Chaudière-Appalaches que l'abandon des horaires de factions 7/14 pour instaurer des horaires à l'heure est une priorité! », affirme Marc-Antoine Bilodeau, président du Syndicat des paramédics de Chaudières-Appalaches-CSN.

Soulignons que les paramédics sont actuellement de garde 24 h sur 24 h sur des périodes de 7 jours. Le syndicat considère qu'il pourrait y avoir un gain de beaucoup de rapidité et d'efficacité du service en adoptant un horaire à l'heure, ce qui serait un plus, selon eux, pour la population de la région et qui pourrait inéluctablement permettre de sauver des vies.

« Malheureusement, il semble actuellement que la grève soit le seul moyen pour nous faire entendre », a expliqué le président de l'Association des travailleurs du préhospitalier de Québec (ATPH–CSN), Frédéric Maheux. Les travaux sur les enjeux normatifs sont terminés avec la Corporation des services ambulanciers du Québec (CSAQ). « Malheureusement, en ce qui a trait notamment aux salaires, à la bonification du régime de retraite ainsi qu'à la charge de travail et aux horaires de travail qui sont parmi nos priorités, nous n'avons même pas reçu d'offre formelle »!

L'ATPH–CSN regroupe 330 paramédics de la région de Québec couvrant notamment les villes de Montmagny et de Lotbinière.

Le syndicat des paramédics de Chaudière-Appalaches-CSN représente quant à lui la ville de Saint-Sylvestre. Ils mènent leurs négociations de concert avec les 3 600 membres CSN du secteur préhospitalier, partout au Québec.

Rappelons qu'en avril 2016, le ministre de la Santé et des Services Sociaux, Gaétan Barrette annonçait abruptement son retrait des négociations. Il disait confier cette responsabilité entièrement aux diverses entreprises privées et coopératives du secteur ce qui laisse planer une inquiétude quant au maintien de conditions de travail uniformes.De plus, aux tables de négociation, celles-ci n'ont aucun mandat pour faire progresser les discussions.

« Monsieur Barrette est-il conscient de l'ampleur du désastre qu'il est en train de causer dans le secteur préhospitalier? », demande la présidente du Conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches–CSN, Ann Gingras. « Cette grève aurait pu être évitée s'il avait pris ses responsabilités. Nous attendons un geste concret du ministère pour remettre ces négociations sur les rails. Les paramédics méritent une reconnaissance de leur rôle indispensable auprès de la population. Toute la CSN va se déployer dans les prochains jours pour les soutenir dans leurs revendications. »

Il est à noter qu'en l'absence de nouveaux mandats du côté patronal, les négociations sont présentement au point mort.

Rappelons également que, comme partout ailleurs, les ambulanciers devront maintenir le service puisqu’il est jugé essentiel, d’autres moyens de pression seront par contre exercés afin de démontrer le mécontentement de ceux-ci, mais devront à priori recevoir l’approbation du Tribunal administratif du travail.


 

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