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Des sédiments vieux de 500 millions d'années, l'Islet abrite un site géologique exceptionnel

Hormis les scientifiques, peu de gens savent que la terre de L'Islet-sur-Mer, plus précisément la bande formant relief de part et d'autre du quai, est vieille de quelque 500 millions d'année.

Classé en mars dernier Site géologique exceptionnel par le ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles du Québec, le Chenal-sous-marin-de-L'Islet fait partie des cinq premiers géosites reconnus et protégés au Québec, indique Dominique Richard, géologue à la Direction de la promotion et du soutien aux opérations au ministère.

 Le site de L'Islet mérite d'être protégé en raison principalement de sa rareté, précise la géologue. Ces dépôts se sont accumulés au niveau du glacis continental, à environ 3000 mètres de profondeur et montrent toutes les caractéristiques associées à des courants de turbidité, lesquels entrainent la formation de structures sédimentaires typiques. Chaque séquence est le résultat d'un glissement sous-marin distinct initié à la marge du plateau continental ou dans les zones instables. Un tremblement de terre ou encore une rupture d'équilibre de pente provoque ce type de glissement, selon les informations fournies par Mme Richard.

 Reconnu mondialement

 Autre fait à signaler, le Chenal-sous-marin-de-l'Islet constitue un important centre d'intérêt pour les scientifiques de la Terre qui accourent du monde entier pour l'étudier. «La qualité d'exposition des structures sédimentaires fait en sorte que plusieurs scientifiques à travers le monde ainsi que plusieurs professeurs d'université vont à chaque année visiter ce site avec leurs étudiants» affirme Mme Richard.

 Pas étonnant que le ministère de l'Énergie et des Ressources naturelles ait classé ce site. Il devient, dès lors, protégé de toutes activités minières, sous peine d'amendes salées pouvant aller jusqu'à 100 000$ pour un individu et à 200 000$ pour une personne morale.

 De plus, ce site est aussi l'hôte d'un habitat faunique au Registre des aires protégées du Québec, et chaque année, il devient un lieu privilégié pour l'observation des grandes migrations d'oiseaux aquatiques, dont l'oie blanche, la bernache et plusieurs espèces de canards.

 En conclusion, mentionnons que la municipalité, en collaboration avec le ministère, projette apposer une plaque pour mettre en valeur ce site géologique exceptionnel, a laissé entendre le maire, André Caron.

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