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Éric Duhaime choisit Côte-du-Sud pour présenter sa plateforme en agriculture

Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime était, dimanche dernier, de passage à Montmagny en compagnie de son candidat local, Frédéric Poulin afin de présenter sa plateforme en agriculture.

Avec une quarantaine de partisans réunis à une installation agricole de la capitale de l'oie blanche, c'est finalement M. Poulin qui a recensé les 13 propositions en ce sens.

Les voici :

1. Créer, à l'intérieur du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ), une agence de soutien aux producteurs agricoles dont le rôle serait d'effectuer un accompagnement bienveillant pour l'atteinte d'objectifs agroenvironnementaux et la veille des programmes d'aide au développement ;
2. Négocier à court terme avec le gouvernement fédéral pour réduire les délais de traitement des dossiers des travailleurs étrangers temporaires ;
3. Exiger le rapatriement de tous les pouvoirs en immigration du gouvernement fédéral ;
4. Mettre fin au Projet de loi 41 pour modifier la Loi sur les agronomes ;
5. Favoriser les initiatives de production et de mise en marché des produits locaux en circuit court ;
6. Favoriser la recherche et le développement en matière agroenvironnementale en favorisant la participation des producteurs agricoles ;
7. Commander une étude sur l'opportunité d'offrir un crédit d'impôt pour favoriser l'exploitation de superficies boisées privées ;
8. Amorcer une consultation dans une première moitié de mandat auprès des citoyens, des représentants du monde agricole, des municipalités, des municipalités régionales de comtés, des autres instances municipales et des ministères concernés sur une réforme en profondeur de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles de façon à réaffirmer ses principes avec la réalité d'aujourd'hui et adopter une nouvelle loi avant la fin d'un premier mandat ;
9. Préserver 200 000 hectares dans les forêts publiques pour l'acériculture ;
10. Demander au MAPAQ de produire des recommandations pour faciliter la relève apparentée ou non et le repreneuriat des entreprises agricoles ;
11. Bonifiera le Fonds régions et ruralité (FRR) ;
12. Légiférer en matière de services essentiels pour y ajouter un service minimum de tous les transformateurs alimentaires primaires afin d'éviter des gaspillages ;
13. Créer des pôles d'éducation nationaux en agriculture au Québec à différents niveaux académiques.

« La vitalité de l'agriculture et le dynamisme des régions sont des préoccupations de grande importance pour le Parti conservateur du Québec. Les régions du Québec ne sont pas que de grands espaces, elles regorgent de ressources et de richesses à valoriser. Les enjeux des régions sont tous aussi diversifiés que les accents qu'on y entend. Le mandat d'un prochain gouvernement sera marqué par une hausse de l'inflation et du coût de la vie. Les défis des régions sont grands pour les années à venir », a conclu le chef conservateur sur le sujet.

Éric Duhaime s'est ensuite déplacé à La Pocatière afin de participer à la marche citoyenne demandant au gouvernement Legault que l'option La Pocatière soit considérée pour l'implantation du programme de médecine vétérinaire.

Ce dernier a par ailleurs souligné l'absence du candidat caquiste, Mathieu Rivest à cette marche…

Plus facile de négocier avec Pierre Poilievre que Justin Trudeau ?

Questionné sur l'élection de Pierre Poilievre à la tête du Parti conservateur du Canada par CMATV Nouvelles, Éric Duhaime a clairement indiqué qu'il serait beaucoup plus facile d'obtenir les pouvoirs en immigration de la part d'Ottawa, si, comme éventuel premier ministre québécois, il devait négocier avec un gouvernement conservateur dirigé par son ami de longue date.

« Pierre connait mes positions politiques concernant l'immigration et c'est bien connu, historiquement, que les conservateurs fédéraux sont davantage décentralisateurs que les libéraux », a-t-il expliqué, bien qu'il ait admis ne pas avoir discuté directement de ce sujet avec le principal intéressé. 

Rappelons que le chef conservateur, en début de semaine dernière, a annoncé qu'il abrogerait la loi-96 sur la langue française, prétextant qu'elle divise beaucoup plus qu'elle unit, et que pour favoriser le français, celui-ci chercherait, notamment, à rapatrier, du gouvernement fédéral, les pleins pouvoirs en matière d'immigration.

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