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Guerre tarifaire : la Chambre de commerce de la MRC de Montmagny sonne l'alarme

Crédit photo: Pixabay

Selon les estimations, une entreprise sur trois pourrait être contrainte de fermer si les surtaxes de 25 % imposées par les États-Unis perdurent. 

Devant ce scénario catastrophique, plusieurs entreprises n'auront d'autre choix que de refiler les coûts aux consommateurs, réduire leur production ou même déplacer leurs opérations chez nos voisins du sud.

Pour Véronique Proulx, Présidente, Directrice Générale de la Fédération des Chambres de commerces du Québec, les mesures d'urgence mises en place, comme le programme «Frontière» qui vise à offrir des liquidités aux entreprises touchées, sont essentielles, mais elles ne règlent pas le problème à long terme.

Elle insiste sur la nécessité de mettre en place des solutions permanentes pour protéger la compétitivité des entreprises, notamment en améliorant leur productivité.

Même son de cloche du côté d'Alexandra Lemieux, présidente de la Chambre de commerce locale, qui appelle à transformer cette crise en opportunité. Selon elle, il est impératif d'alléger le fardeau fiscal des entreprises québécoises et de favoriser les échanges commerciaux à l'intérieur.
« Depuis des années, nos entrepreneurs demandent une plus grande facilité d'échange entre les provinces et une réduction des surtaxes qui pèsent sur eux. Aujourd'hui, plus que jamais, il faut leur donner les outils pour affronter cette tempête économique et leur permettre d'être compétitifs à l'échelle mondiale », selon madame Lemieux.
 

Si le gouvernement canadien veut répondre aux surtaxes américaines, il doit le faire intelligemment. Taxer de 25 % certains produits critiques importés des États-Unis sans alternative canadienne mettrait encore plus en péril les entreprises locales. Mme Proulx met en garde contre une « deuxième vague » de taxation : « Le gouvernement canadien doit éviter de mettre une deuxième taxe sur nos exportateurs. Si cette deuxième liste de produits à taxer inclut les entrants des entreprises qui sont déjà touchés par les tarifs américains, cela pourrait mettre en péril la survie de dizaines d'entre elles »,ajoute-t-elle.

Selon Mme Proulx, il est urgent que les gouvernements envoient un signal clair aux entreprises.« La clé pour sortir de cette crise, c'est la productivité. Il faut à la fois augmenter la taille de notre marché interne en favorisant le contenu local dans nos contrats publics et diversifier nos marchés d'exportation pour assurer la croissance de notre économie. Le développement de nos ressources naturelles devra aussi être accéléré avec des échéanciers ambitieux », conclut madame Proulx.

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