CMATV – Le média #1 sur la Côte-du-sud

Advertisement

L’UMQ sonne l’alarme : les nouvelles orientations en immigration menacent la vitalité des régions

L’Union des municipalités du Québec (UMQ) tire la sonnette d’alarme à la suite des récentes annonces du gouvernement du Canada dans son budget du 4 novembre et de la publication, par Québec, de ses orientations en matière d’immigration.

En effet, l’organisme craint que les réductions prévues des seuils d’immigration temporaire et permanente nuisent gravement à la vitalité économique et sociale des régions.

Selon l’UMQ, des territoires comme la Côte-Nord, le Bas-Saint-Laurent et Chaudière-Appalaches risquent d’être particulièrement touchés. Le président de l’Union et maire de Mascouche, Guillaume Tremblay, estime que ces décisions ne tiennent pas compte des réalités régionales.

« Dans un contexte de vieillissement de la population et de pénurie de main-d’œuvre, réduire les seuils d’immigration sans les régionaliser revient à affaiblir les bases mêmes de notre vitalité collective »,

a-t-il déclaré.

L’UMQ rappelle que les personnes immigrantes, qu’elles soient temporaires ou permanentes, jouent un rôle clé dans les économies régionales. Elles soutiennent divers secteurs d’activités, contribuent à la vie communautaire et renforcent la résilience des milieux de vie. L’Union accueille positivement l’intention du gouvernement du Québec de favoriser l’admission permanente des personnes déjà présentes, notamment en région, mais appelle à des mesures plus concrètes.

Dans un mémoire déposé à la commission parlementaire sur la planification pluriannuelle de l’immigration, l’Union des municipalités du Québec avait formulé plusieurs recommandations. Parmi celles-ci, notons la mise en place d’une stratégie nationale de régionalisation de l’immigration, avec des cibles adaptées aux besoins spécifiques de chaque région, un moratoire sur les restrictions au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) et la création d’un programme pilote d’immigration régionale pour les étudiants internationaux, diplômés en région.

L’Union se dit également préoccupée par la réduction du nombre d’étudiants étrangers et la disparition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), remplacé par le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ). Elle craint que cette réforme complique les démarches d’obtention de la résidence permanente et prive les régions de talents essentiels à leur développement économique et social.


En savoir plus sur

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

En savoir plus sur

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture

En savoir plus sur

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture