Hydro-Québec et l’Union des producteurs agricoles ont franchi une nouvelle étape importante avec la conclusion d’une entente de principe visant à renouveler l’entente-cadre qui oriente le passage des lignes de transport d’électricité en milieux agricole et forestier.
Alors que la société d’État prévoit ériger quelque 5 000 kilomètres de nouvelles lignes au cours des prochaines années, cette entente vise à améliorer l’acceptabilité sociale et à mieux reconnaître les impacts vécus par les producteurs.
Au cœur des changements annoncés, une hausse significative des compensations destinées aux agriculteurs dont les terres accueillent de nouvelles infrastructures. Désormais, ces compensations incluront un montant additionnel équivalant à 25 % de la valeur marchande des terrains touchés par les servitudes liées à la construction et à l’exploitation des lignes. Cette bonification vise à reconnaître des contraintes souvent difficiles à mesurer, comme les pertes d’usage ou les limitations permanentes imposées au territoire.
Hydro-Québec tiendra également compte de chaque ligne de transport additionnelle, installée à proximité d’une infrastructure existante, ce qui permettra de mieux refléter les impacts cumulés sur une même propriété. Les propriétaires forestiers ne sont pas oubliés puisqu’ils verront, aussi, leurs dédommagements améliorés, notamment lorsqu’un pylône est érigé en milieu boisé.
Un autre volet majeur de l’entente est la création d’un fonds dédié à la relève agricole. Hydro-Québec y versera 25 millions de dollars, sur dix ans, afin de faciliter l’accès aux terres pour les jeunes agriculteurs et de favoriser la diversité des modèles agricoles québécois. Ce fonds s’inspire, d’ailleurs, du modèle de la fiducie d’utilité sociale agricole.
L’entente prévoit aussi plusieurs mesures complémentaires dont un plafond fixé à 2 millions de dollars pour la responsabilité civile des agriculteurs en lien avec les infrastructures d’Hydro-Québec, de nouvelles actions pour protéger les sols et un accompagnement renforcé des producteurs, incluant une implication accrue d’un représentant de l’UPA à chaque étape des projets.
Les nouvelles compensations s’appliquent, dès maintenant, à tout projet amorcé depuis le 10 novembre 2025, tandis que les autres modalités entreront en vigueur lors de la signature finale de l’entente-cadre.
Pour Hydro-Québec, il s’agit d’un engagement concret à travailler de concert avec le milieu agricole, alors que l’Union des producteurs agricoles voit, dans cette entente, un pas important pour protéger les terres et soutenir ceux qui assurent l’avenir alimentaire du Québec.
















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