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Marcel Miville de Sainte-Perpétue écope de 54 mois de pénitencier pour des agressions sexuelles sur une mineure

C'est jeudi matin au palais de justice de Montmagny que Marcel Miville 57 ans de Sainte-Perpétue a reçu sa sentence de par le juge Sébastien Proulx concernant deux chefs d'agression sexuelle sur deux mineures, ainsi qu'un de voie de fait, accusations où il avait dernièrement reconnu sa culpabilité.

Les agressions sexuelles commises par Marcel Miville se sont déroulées entre 2011 et 2016 et presque exclusivement sur une des jeunes filles, allant de jeux sexuels jusqu'à des relations sexuelles complètes. Pour l'autre victime, il s'agit d'attouchements et de violence physique.

Dans le prononcé de la sentence, le juge Proulx a pris en considération les agressions sexuelles à répétition sur la victime, le fait que le coupable créait volontairement les occasions afin d'être seul avec celle-ci (actes planifiés), par le fait également que Miville entretenait une culture du silence envers la jeune fille, en menaçant notamment de se suicider s'il y avait dénonciation, et des nombreux effets négatifs que les multiples agressions sexuelles ont causés à la victime qui, d'ailleurs, a encore de la difficulté à s'intégrer adéquatement dans la société, vivant aujourd'hui plusieurs problèmes d'ordre psychologique.

Le juge a également relevé dans l'énoncé de la sentence, le fait que Marcel Miville affirmait être en amour avec la jeune fille alors que le sentiment n'était aucunement réciproque du côté de la victime.

« C'était l'amour de ma vie », a mentionné le coupable lors de ses rencontres d'évaluation en lien avec son comportement sexuel. Par ailleurs, Miville a admis, lors desdites rencontres qu'il ressentait encore ce sentiment pour elle, tout en ne remettant pas en question ce ressentit, et ce, même lorsque l'évaluatrice lui a expliqué qu'une jeune fille n'ayant pas entamé son adolescence ne pouvait consentir de façon libre et éclairée,  à des contacts sexuels avec un homme de son âge…

Selon le magistrat, le coupable n'a ainsi aucunement réalisé à juste titre que ses actes étaient de natures anormales avec la victime et il semble incapable d'introspection sur la question. Le risque de récidive demeure donc présent dans son cas…

Par contre, le juge a également pris en considération dans son jugement, le passé de Marcel Miville qui a eu une enfance difficile dans un environnement où la sexualité y était débridée, en conséquence néfaste pour son développement, puisqu'il a été lui-même victime d'attouchements sexuels de par son père, par la conjointe de celui-ci, et victime d'avoir participé malgré lui à des activités sexuelles avec ces derniers.

Il aurait aussi été à de multiples fois témoin de relations sexuelles dans le cadre d'échange de couples dans la maison, et ce, avec de trop jeunes femmes pour son père. De plus, le paternel de Miville aurait très souvent été violent envers lui en l'ayant frappé à plusieurs reprises avec une ceinture tout en l'ayant aussi humilié en public, notamment, en l'ayant attaché avec des menottes pour aller boire au bar du village…

Pour le procureur de la couronne, Me François Doyon-Gascon qui demandait 7 ans d'emprisonnement pour les crimes commis par Miville, la peine imposée par le juge Proulx le déçoit un peu, toutefois, il comprend qu'il y avait dans ce dossier, des facteurs atténuants, notamment l'enfance difficile du coupable qui a assurément pesé dans la balance.

Il ne poussera ainsi pas le verdict en appel, car, dit-il, « la peine d'emprisonnement de 4 ans et demi avec les nombreuses ordonnances que le coupable devra respecter fera en sorte qu'il ne devrait pas recommencer, ce qui gardera la société en sécurité. C'est quand même des gestes d'une très grande gravité, » a conclu le procureur. 

 C'est donc les menottes aux poings que Marcel Miville 57 ans de Sainte-Perpétue est parti pour l'ombre au pénitencier, et ce, pour une période de 54 mois.

Il sera d'emblée inscrit au registre national des délinquants sexuels et devra aussi subir un prélèvement d'ADN tout en s'abstenant de communiquer avec les victimes et leur famille, d'être toujours minimalement à deux kilomètres de l'endroit où elles demeurent, d'une interdiction d'être pour les prochains dix ans dans un endroit public en présence de personnes âgées de moins de 16 ans, d'avoir un emploi qui pourrait le placer en situation d'autorité sur des personnes également âgées de moins de 16 ans ainsi que de suivre une thérapie ou un programme sur ses comportements passés lors de son passage dans le système carcéral canadien, etc.


Un membre de la famille de Miville tente d'intimider le journaliste couvrant la cause

À la sortie du journaliste du palais de justice de Montmagny, un des membres masculins de la famille de Marcel Miville présent, s'est approché du représentant de CMATV et l'a pointé en tenant sa cigarette entre ses deux doigts, et ce, à environ 3 pouces de son visage, en le menaçant de faire bien attention à ce qu'il allait écrire sur le sujet. Le journaliste a alors répliqué qu'il ne ferait que répéter la vérité, ce qu'il faisait dans le cadre de son travail.

Celui-ci a alors rétorqué que Miville était un membre de sa famille et que le journaliste présent gagnait sa vie en “chiant sur le monde” tout en répétant à deux autres reprises que celui-ci était mieux de faire attention à ce qu'il allait écrire…

Le journaliste a alors demandé qu'elles seraient les fameuses conséquences qu'il aurait à subir après avoir écrit la vérité. C'est alors qu'une altercation verbale a éclaté entre les deux hommes et que le ton de la conversation a monté de plusieurs crans. Cependant, aucune empoignade physique n'a eu lieu, malgré les menaces que le journaliste a reçues de l'individu en question.

CMATV Nouvelles ne portera pas plainte à son endroit, mais tient tout de même à rappeler que le journaliste était dans son droit de couvrir un tel événement et agissait en toute légalité selon les standards journalistiques de la Fédération professionnelle des journalistes du Québec et de la loi en vigueur au Québec.

 

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