Presque toutes les régions administratives du Québec ont enregistré une hausse de population entre le 1er juillet 2024 et le 1er juillet 2025, selon les plus récentes données publiées par l’Institut de la statistique du Québec. Cette croissance demeure positive, mais elle ralentit nettement après avoir atteint des sommets historiques l’année précédente, principalement en raison du recul de l’immigration temporaire, observé à l’échelle de la province.
Les régions de Lanaudière, des Laurentides et de Chaudière-Appalaches se démarquent comme celles ayant connu les plus fortes augmentations de population au cours de la dernière année. À l’opposé, la croissance s’est révélée plus modeste au Saguenay–Lac-Saint-Jean, dans le Bas-Saint-Laurent, à Montréal ainsi qu’en Abitibi-Témiscamingue. La Côte-Nord et la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine sont les seules régions où la population n’a pas augmenté, bien que les pertes y demeurent très limitées.
Dans plusieurs régions, le taux d’accroissement a chuté de plus de moitié par rapport à 2023-2024, une année marquée par une croissance exceptionnelle. Le contraste est particulièrement frappant à Montréal, où le taux est passé de 3,4 % à seulement 0,3 %, l’un des plus faibles de toutes les régions du Québec.
Après plusieurs années de forte progression, l’immigration temporaire, composée notamment de travailleurs étrangers temporaires, d’étudiants internationaux et de demandeurs d’asile, a connu un net ralentissement en 2024-2025. Bien que le nombre de résidents temporaires continue d’augmenter dans la majorité des régions, la hausse est beaucoup moins marquée qu’au cours de l’année précédente, contribuant, directement, au ralentissement démographique.
Dans la plupart des régions, ce recul a toutefois été partiellement compensé par une augmentation de l’immigration permanente. Seules Montréal, Laval, la Montérégie, l’Outaouais et le Nord-du-Québec ont enregistré une diminution du nombre de nouveaux résidents permanents. La tendance à la régionalisation de l’immigration se poursuit, alors que 45 % des nouveaux résidents permanents s’établissent désormais à Montréal, comparativement à près de 75 %, il y a vingt ans.
Par ailleurs, le vieillissement de la population se fait sentir. Les décès dépassent désormais les naissances dans la majorité des régions. Le Nord-du-Québec se distingue toutefois, puisque l’accroissement naturel y demeure le principal moteur de croissance. Montréal, Laval, la Montérégie et l’Outaouais présentent également un léger surplus de naissances.
Enfin, Montréal continue de perdre des résidents au profit des autres régions par la migration interne, un déficit toutefois stable depuis la fin de la pandémie et compensé par d’autres facteurs démographiques.
Selon l’Institut de la statistique du Québec, ces données demeurent essentielles pour orienter les décisions publiques, soutenir la planification régionale et mieux comprendre les transformations démographiques qui façonnent l’avenir économique, social et territorial du Québec.
Les experts continueront de suivre attentivement l’évolution au cours des prochains mois.























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