Alors que les horloges avanceront à l’heure avancée, dans la nuit de samedi à dimanche du 8 mars prochain, un nouveau sondage révèle une réalité préoccupante alors que pour de nombreux Québécois, la perte d’une heure de sommeil n’est que la pointe de l’iceberg, selon des données issues d’un sondage Léger commandé par Eisai Limited. Selon le sondage, 37 % des Québécois dorment moins que les sept heures recommandées par nuit, les plaçant en situation de « déficit de sommeil ».
Si le changement d’heure perturbe temporairement les habitudes, les experts estiment que le problème dépasse largement cette simple transition saisonnière. Le déficit de sommeil correspond à l’accumulation d’un repos insuffisant au fil du temps, avec des effets bien réels sur la santé, la productivité et la sécurité.
Parmi les Canadiens touchés par ce déficit, 57 % disent avoir de la difficulté à s’endormir et 71 % peinent à rester endormis, signe d’un sommeil fragmenté et non réparateur. Fait révélateur, même chez ceux qui déclarent dormir sept heures ou plus par nuit, près des deux tiers affirment éprouver des troubles d’endormissement ou des réveils nocturnes fréquents.
Les conséquences se manifestent aussi le jour. Au Québec, 32 % des répondants rapportent ressentir de la fatigue et de l’épuisement en lien avec le changement d’heure, tandis que 24 % observent une baisse de productivité. Plus inquiétant encore, 16 % des Québécois admettent avoir pris le volant, sans se sentir en état de conduire, après avoir perdu une heure de sommeil.
Selon la Dre Annick Vincent, psychiatre et spécialiste de l’attention à la clinique FOCUS de Saint-Augustin-de-Desmaures, la dette de sommeil a une incidence marquée sur la santé mentale. Fatigue persistante, difficultés d’attention, problèmes de régulation des émotions, les impacts sont nombreux et peuvent nuire à la clarté mentale, aux performances scolaires et professionnelles ainsi qu’aux relations interpersonnelles.
Les experts rappellent également que les perturbations chroniques du sommeil peuvent ralentir le temps de réaction, réduire la concentration et altérer la prise de décision. Autant de facteurs qui augmentent les risques au quotidien, notamment sur la route.
Mené en ligne du 30 janvier au 1er février 2026 dernier, auprès de 1 570 Canadiens adultes, le sondage présente une marge d’erreur de plus ou moins 2,5 %, 19 fois sur 20. Alors que mars approche et que l’heure avancée s’impose, ces données sonnent comme un avertissement puisque, pour des milliers de Québécois, le manque de sommeil n’est plus un simple désagrément saisonnier, mais un véritable enjeu de santé publique. Rappelons que c’est dans la nuit de samedi à dimanche qu’on devra avancer montres et horloges, d’une heure, pour passer à l’heure d’été ou l’heure avancée.
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