Moins de 24 heures après avoir enchaîné les débats de TVA Nouvelles et de Noovo, le chef du Parti conservateur du Québec (PCQ), Éric Duhaime, s’est déplacé à la ferme Laitourneau à Saint-Pierre-de-la-Rivière-du-Sud, jeudi après-midi, afin d’annoncer une série de mesures en matière d’agriculture.
Éric Duhaime a notamment annoncé vouloir remettre le producteur agricole au cœur des décisions.
« C’est-à-dire que les producteurs agricoles connaissent leur métier. Ils connaissent leur terre, leurs animaux et leur marché et ils savent aussi ce qui fonctionne sur le terrain, tout comme ce qui ne fonctionne pas du tout. Le rôle du gouvernement est de créer les conditions qui vont leur rendre la vie plus facile au Québec », soutient le chef du PCQ, Éric Duhaime.
Ce dernier a notamment annoncé que son parti allait être un gouvernement collaborateur avec l’entièreté du milieu agricole afin que l’agriculture de la province soit « plus forte et productive tout en étant autonome ».
Pour ce faire, Éric Duhaime a ciblé la paperasse comme principale préoccupation des agriculteurs au Québec.
« Comme je le répète, vous êtes des agriculteurs, vous n’êtes pas des fonctionnaires, ce n’est pas normal que vous passiez des journées dans votre bureau plutôt que dans votre champ », dénonce-t-il.
Une série de mesures
Le candidat du Parti conservateur du Québec dans la Côte-du-Sud, Frédéric Poulin, était également présent en compagnie d’Éric Duhaime afin d’annoncer une série de mesures en agriculture.
Comme première priorité, il a mentionné vouloir « redonner de l’oxygène aux producteurs ».
« Selon la Fédération canadienne de l’entreprise, 95 % des agriculteurs sondés se disent stressés par la paperasse. 90 % disent qu’elle nuit à leur productivité et à leur croissance. Ça, c’est au Canada. Au Québec, en sachant qu’on est les champions de la réglementation au pays, ça doit être encore pire », déplore Frédéric Poulin.
Il a ainsi annoncé qu’avec un gouvernement conservateur, il n’y aurait aucune nouvelle réglementation restrictive pour les agriculteurs pendant au moins quatre années.
En parallèle, ces derniers diminueraient la paperasse en allégeant les réglementations existantes afin que les producteurs puissent consacrer leur temps à leur ferme et au développement de leur entreprise.
Frédéric Poulin a aussi annoncé qu’un gouvernement du PCQ ferait une veille réglementaire continuelle.
« Si un producteur québécois doit franchir dix obstacles administratifs là où son concurrent ontarien n’en a que trois, c’est clair qu’il se trouve pénalisé dans ces conditions-là », annonce-t-il.
La protection du territoire
Le candidat dans la Côte-du-Sud a également abordé la question de la protection du territoire en annonçant qu’une terre fertile est un « garde-manger collectif et qu’elle se doit d’être protégée ».
« Protéger le territoire agricole ne veut pas dire de figer dans le temps, ni d’empêcher les nouveaux producteurs de s’établir. […] Nous allons donc réformer la loi sur la protection et les activités agricoles. On peut déjà annoncer qu’on va donner davantage de latitude aux MRC tout en réduisant les délais de traitement à la CPTAQ », confie-t-il.
Comme troisième enjeu, Frédéric Poulin a ciblé la fiabilité de la chaîne alimentaire en annonçant vouloir « reconnaître la transformation alimentaire primaire comme un service essentiel tout en disposant et en maintenant le service minimum lors d’un conflit de travail ».
Puis, comme quatrième mesure, un gouvernement conservateur viendrait donner un coup de pouce à l’industrie du bœuf québécois en instaurant un programme semblable à celui de l’Ontario, qui facilite l’accès au financement et qui permet aux producteurs de croître, avec une garantie de prêt de 25 %.
Le candidat a aussi abordé la question des éoliennes en milieu agricole en mentionnant que la solution est de laisser les régions décider, en régionalisant la construction d’éoliennes et en donnant aux régions ainsi qu’aux municipalités la latitude nécessaire pour gouverner sans devoir obtenir l’accord politique du gouvernement provincial.
(Collaboration : Journal l’Oie Blanche)























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