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L’APTS dénonce des abolitions de postes dans les services aux aînés en Chaudière-Appalaches

L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) dénonce l’abolition prochaine d’une trentaine de postes au sein de Santé Québec en Chaudière-Appalaches. Selon le syndicat, ces compressions toucheront principalement les services offerts aux personnes aînées dans les centres d’hébergement de la région.

Dans un communiqué publié le 22 octobre, l’organisation réclame l’arrêt immédiat de ces abolitions, qui doivent entrer en vigueur à la fin du mois de novembre. Les postes concernés sont occupés par des professionnels et des techniciens qui interviennent notamment en réadaptation, en accompagnement et dans diverses activités destinées à maintenir l’autonomie et la qualité de vie des résidents.

La présidente locale de l’APTS en Chaudière-Appalaches, Nathalie Trottier, estime que ces décisions risquent d’avoir des conséquences directes sur les services offerts aux personnes âgées. Elle cite notamment l’accompagnement en kinésiologie pour favoriser la mobilité des résidents ainsi que les activités animées par des éducateurs spécialisés pour stimuler la mémoire.

Le syndicat juge ces compressions particulièrement préoccupantes dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre et de vieillissement de la population. Il souligne également que l’incertitude entourant les abolitions de postes provoque du stress chez les employés et risque de nuire à leur mobilisation.

Selon Nathalie Trottier, le personnel souhaite avant tout pouvoir continuer à offrir des soins et des services de qualité, mais les préoccupations liées aux restrictions budgétaires fragilisent le climat de travail.

L’APTS demande donc aux gestionnaires de Santé Québec en Chaudière-Appalaches de revoir leur décision. Elle interpelle également le nouveau gouvernement afin qu’il reconsidère les modes de financement du réseau de la santé et des services sociaux.

L’organisation syndicale propose notamment la mise en place d’un « bouclier budgétaire » qui garantirait un financement suffisant pour préserver l’accès aux services publics et leur qualité, en fonction des besoins réels de la population.

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