L’Union des producteurs agricoles (UPA) accueille favorablement les grandes orientations de la Politique bioalimentaire 2025-2035, mais demeure préoccupée par le financement annoncé, jugé nettement en deçà des besoins du secteur.
Selon le président général de l’UPA, Martin Caron, plusieurs recommandations formulées par les agricultrices et agriculteurs ont bien été intégrées, notamment la volonté d’améliorer la compétitivité des entreprises, de miser sur leur potentiel et de les aider à s’adapter aux nouvelles réalités économiques et climatiques. Toutefois, l’aide gouvernementale de 1 milliard de dollars sur cinq ans est loin de répondre à l’ampleur des défis.
Rappelons que, déjà en juin 2024, le gouvernement avait annoncé diverses mesures d’un total de 233,8 millions de dollars, à la suite d’une mobilisation importante du milieu agricole. Ces gestes avaient été salués, mais l’UPA insistait alors sur le fait qu’il s’agissait d’une étape et non d’une solution durable.
Le renouvellement de la Politique devait ouvrir la voie à un soutien beaucoup plus substantiel, afin de consolider la pérennité des fermes québécoises et d’assurer un meilleur accompagnement des producteurs. Or, les montants annoncés aujourd’hui ne correspondent pas à ces attentes.
Martin Caron rappelle que le revenu net agricole s’est effondré ces dernières années, pendant que la dette du secteur atteignait un sommet historique de 32 milliards de dollars en 2024. Une situation qui met sérieusement en péril la relève et la transmission des entreprises agricoles.
À l’échelle mondiale, les gouvernements consacrent en moyenne 2 % de leurs dépenses publiques à l’agriculture, alors qu’au Québec, ce soutien demeure sous la barre du 1 %.
Pour l’Union des producteurs agricoles (UPA), si les orientations sont encourageantes, le véritable défi reste financier. Le syndicat agricole appelle Québec à bonifier son appui afin d’assurer un avenir viable et compétitif à l’agriculture d’ici.






















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