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Victoire historique pour les terres agricoles du Kamouraska

Le Kamouraska obtient un gain majeur alors que le gouvernement du Québec reconnaît officiellement la réalité agricole particulière des terres protégées par les digues et les aboiteaux. L’annonce a été faite lors du Congrès de l’UPA, en présence du ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Donald Martel, ainsi que du ministre de l’Environnement, Bernard Drainville.

Québec procède, ainsi, à un ajustement important du régime transitoire des zones inondables, des rives et du littoral, une décision attendue depuis longtemps dans la région.

Cet ajustement vise à mieux refléter la réalité des terres agricoles du Kamouraska, considérées parmi les plus fertiles du Québec et historiquement protégées par des infrastructures fonctionnelles. Les producteurs, les municipalités et la MRC réclamaient, depuis des années, une reconnaissance claire de ces particularités. Désormais, lorsque les digues et aboiteaux remplissent leur rôle, les terres situées derrière celles-ci ne seront plus assujetties aux contraintes propres aux zones littorales. Elles seront désormais classées comme terres en milieu terrestre, un changement réglementaire, déterminant pour la continuité des activités agricoles.

Concrètement, les exploitants profiteront d’un allègement significatif puisque les pratiques réalisées sur ces terres ne seront plus soumises aux mesures additionnelles imposées depuis 2022 par le régime transitoire. Toutefois, si une digue ou un aboiteau devenait non fonctionnel, les règles du littoral seraient automatiquement rétablies, assorties d’un suivi conforme aux bonnes pratiques de gestion du territoire. Québec étudie également certains assouplissements visant à simplifier la vie des producteurs, notamment concernant les conditions d’épandage automnal et plusieurs exigences administratives.

Les aboiteaux du Kamouraska, qui longent sept municipalités riveraines du Saint-Laurent et furent entièrement reconstruits entre 1970 et 1986, constituent une signature patrimoniale forte. Leur reconnaissance réglementaire marque une étape importante dans la protection et la valorisation de ces terres cultivées depuis plus de 150 ans.

Pour le député de Côte-du-Sud, Mathieu Rivest, il s’agit d’une avancée historique offrant « plus de prévisibilité et moins de tracas » pour les agriculteurs. La préfète de la MRC, Nancy Dubé, parle quant à elle, « d’un immense soulagement » et d’une victoire pour la vitalité du territoire.

Deux voix qui saluent une décision politique aux retombées très concrètes pour toute la région.

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