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Une menace de délocalisation plane sur des manufacturiers de la région

À quelques jours de l’entrée en vigueur prévue de nouvelles surtaxes douanières américaines, le député de Côte-du-Sud—Rivière-du-Loup—Kataskomiq—Témiscouata, Bernard Généreux, demande une intervention urgente du gouvernement fédéral afin de protéger les entreprises manufacturières de la région et leurs travailleurs.

Selon le député, des tarifs pouvant atteindre 50 % sur une importante portion de la production destinée aux États-Unis pourraient sérieusement compromettre la compétitivité de plusieurs entreprises de la circonscription. Amisco, Innovair, Montel, Prolam, Teknion, Rousseau Métal et Plastique Gagnon figurent notamment parmi les entreprises exposées à cette situation.

Bernard Généreux craint que l’incertitude entourant les échanges commerciaux avec les États-Unis entraîne des conséquences qui dépasseraient largement les entreprises exportatrices. Les fournisseurs, sous-traitants, transporteurs, travailleurs et commerces pourraient également être touchés.

Certains manufacturiers envisageraient même de transférer une partie de leur production aux États-Unis afin de demeurer compétitifs et de respecter leurs engagements auprès de leurs clients américains. Une telle délocalisation pourrait, selon le député, avoir des effets importants sur l’économie régionale.

Le président-directeur général de Rousseau Métal, Charles-Alexandre Paré, estime que les répercussions pourraient toucher l’ensemble de l’écosystème manufacturier. Chez Amisco, le président et chef de la direction Luc Robitaille affirme que des tarifs de 50 % affecteraient considérablement la compétitivité de l’entreprise sur le marché américain.

Prolam souligne pour sa part que les tarifs pourraient également faire grimper les coûts pour les manufacturiers américains utilisant ses produits, avec des répercussions éventuelles sur les chaînes d’approvisionnement et les consommateurs.

Bernard Généreux réclame notamment une intervention diplomatique pour obtenir des exemptions ou un moratoire, des mesures de soutien financier temporaires et la nomination d’un interlocuteur gouvernemental chargé de coordonner les démarches avec les entreprises touchées.

Le député demande au gouvernement fédéral de présenter une réponse concrète d’ici le 17 août, soit deux jours avant l’échéance annoncée du 19 août.

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