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Vigilance énergie Québec : des citoyens dénoncent un appel d’offres jugé anti-démocratique

Alors qu’Hydro-Québec affirme avoir bonifié les critères d’acceptabilité sociale, des groupes de citoyens dénoncent une réalité tout autre. Réunis au sein du Regroupement vigilance énergie Québec, une trentaine de comités soutiennent que les mécanismes actuels demeurent insuffisants et inchangés.

Selon eux, l’acceptabilité sociale exigée par Hydro-Québec se limite essentiellement à deux critères dont la capacité des promoteurs à déployer une démarche adaptée et l’obtention d’une résolution municipale. Aucun référendum ni preuve d’un appui réel de la population n’est requis, déplorent-ils.

Le regroupement critique également le calendrier de l’appel d’offres 2026-01, lancé avant l’adoption du plan de gestion intégrée des ressources énergétiques. Une démarche jugée précipitée, qui compromet une planification cohérente du développement énergétique.

Sur le terrain, les préoccupations sont nombreuses. Des promoteurs approchent déjà des propriétaires pour obtenir des droits fonciers, parfois avant toute consultation publique. Ces ententes, souvent confidentielles, peuvent générer des revenus importants, mais aussi des tensions entre voisins et familles.

Les impacts soulevés incluent une possible baisse de valeur immobilière, des coûts de démantèlement élevés et des risques environnementaux. Le Regroupement vigilance énergie Québec affirme qu’aucun mécanisme clair de reddition de comptes n’est prévu pour mesurer les retombées économiques.

Enfin, une nouvelle disposition permettant aux partenaires communautaires de céder leur participation après trois ans soulève des inquiétudes quant à une possible privatisation accrue du secteur.

Pour les représentants du regroupement, le processus actuel fragilise la confiance envers les institutions publiques et alimente le cynisme citoyen. Ils réclament une réforme en profondeur, voire l’abandon complet de l’appel d’offres, afin d’assurer une véritable participation démocratique des collectivités concernées.

Dans ce contexte, les porte-parole insistent sur la nécessité d’un encadrement plus rigoureux, incluant des consultations publiques transparentes et des mécanismes décisionnels locaux contraignants. Ils estiment que sans ces garanties, les projets éoliens risquent de diviser durablement les communautés rurales.

Le débat sur la transition énergétique ne peut se faire au détriment de la cohésion sociale, concluent-ils, appelant Québec à revoir ses priorités avant d’aller plus loin dans le déploiement des parcs éoliens. Ils demandent aussi une meilleure protection des terres agricoles et des citoyens.

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