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Projet de loi n°11 : les producteurs forestiers dénoncent un déséquilibre majeur

Réunis en conférence de presse, l’Union des producteurs agricoles (UPA) et la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) interpellent les partis politiques sur la mise en marché du bois des forêts publiques au détriment des forêts privées. Pour les organisations, le projet de loi n°11 accentue un déséquilibre dénoncé depuis longtemps dans la filière forestière. Elles estiment que les règles d’attribution du bois public favorisent une concurrence jugée déloyale envers les propriétaires de forêts privées, qui représentent une part importante du potentiel forestier québécois. Selon elles, la réforme risque de réduire les revenus et de fragiliser des milliers d’emplois en région.

Les dirigeants demandent au gouvernement de respecter le principe de résidualité et de prioriser l’achat de bois issu des forêts privées. Ils réclament aussi un meilleur équilibre entre l’offre publique et privée, ainsi qu’une révision des conditions de prix. Les producteurs soutiennent que le bois public est actuellement vendu à des conditions qui faussent le marché et nuisent à la compétitivité du secteur privé.

Leurs leaders lancent un appel aux partis politiques en vue de la prochaine campagne électorale. L’UPA et la FPFQ annoncent l’envoi d’un questionnaire aux formations politiques et entendent rendre publiques les réponses obtenues.

Ces organisations souhaitent faire de cet enjeu une priorité nationale afin de stabiliser les revenus des producteurs forestiers et de soutenir le développement rural au Québec. Selon celles-ci, la sortie de crise passe par une meilleure valorisation de la forêt privée et une réduction du fardeau réglementaire imposé aux producteurs.


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