Une quinzaine d’acteurs économiques majeurs de l’industrie forestière québécoise annoncent la création d’une alliance destinée à faire entendre une voix forte et mobilisée pour le bois, dans un contexte économique incertain et à l’approche d’une année électorale.
Ces entreprises souhaitent replacer la forêt au centre des priorités économiques et rappeler son importance pour la vitalité des régions et la souveraineté économique du Québec.
Regroupées au sein de l’Alliance de l’écosystème industriel forestier du Québec, ces organisations veulent sensibiliser les décideurs publics au rôle stratégique du secteur forestier. Selon une étude réalisée par l’Institut de la statistique du Québec, l’ensemble de l’écosystème forestier a généré, en 2024, des retombées économiques évaluées à 21 milliards de dollars et soutient près de 155 000 emplois directs et indirects, à travers la province.

Les activités liées à la forêt procurent, également, chaque année, environ 3,4 milliards de dollars en revenus fiscaux et parafiscaux aux gouvernements provincial et fédéral. Pour le Québec seulement, ces retombées représentent davantage que le budget de certains ministères, dont ceux de l’Agriculture ou de la Culture, ce qui illustre le poids économique considérable de cette industrie.
Les membres de l’alliance soutiennent que le bois québécois constitue un actif stratégique capable de répondre à plusieurs défis à la fois, notamment sur les plans économique, énergétique et environnemental. Matériau renouvelable et biosourcé, le bois permet de séquestrer le carbone tout en contribuant à la transition vers une économie plus verte.
L’industrie forestière participe également à la production d’énergie renouvelable, générant, actuellement, près de 180 mégawatts, un apport jugé important dans un contexte où l’accès à l’énergie devient un enjeu majeur pour le développement industriel.
L’Alliance souhaite, ainsi, faire du bois, un enjeu incontournable des débats publics et de la prochaine campagne électorale. Elle se veut un espace de collaboration ouvert à d’autres entreprises et organisations du secteur, sans se substituer aux associations existantes.
Deux entreprises de la région, Groupe Lebel et Maisons Laprise, font d’ailleurs partie de ce regroupement qui entend amplifier la voix de l’industrie forestière et favoriser une approche plus cohérente des politiques publiques liées à la forêt québécoise.




















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