Les analystes financiers l’avaient anticipé au cours des derniers jours : la guerre déclarée par Israël et les États-Unis contre l’Iran perturbe l’économie mondiale. Déjà, des répercussions se font sentir sur les prix du pétrole sur la Côte-du-Sud, à plus de 9 000 kilomètres des bombardements.
En date de mardi matin, le prix moyen de l’essence ordinaire à la pompe, selon le CAA-Québec, s’établissait à 146,9 ¢ le litre. Le « prix réaliste » — calculé à partir de l’indicateur quotidien du coût d’acquisition et de la marge au détail moyenne établie par CAA-Québec au cours des 52 dernières semaines — était plutôt de 151,8 ¢ le litre.

Sur les marchés mondiaux, le conflit au Moyen-Orient exerce une forte pression sur le prix du baril de pétrole. Bien qu’environ 4 pour cent de la production mondiale d’or noir provienne de l’Iran, l’incertitude entourant la sécurité dans la région, combinée à la fermeture du détroit d’Ormuz — par où transite une grande partie du pétrole exporté — contribue à faire grimper les prix, selon la loi de l’offre et de la demande.
Mardi après-midi, le cours du Brent de la mer du Nord atteignait 80,97 $ US, en hausse de 4,15 %, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) progressait de plus de 4 % pour s’établir à 74,22 $ US.






Dans la région de Montmagny, les prix à la pompe étaient relativement stables depuis plusieurs semaines, l’essence ordinaire se vendant autour de 1,42 $ le litre. Or, depuis mardi matin, les affichages varient d’un détaillant à l’autre, mais la tendance est clairement à la hausse. Les stations-service proposaient des prix oscillant entre 155,9 ¢ et 159,9 ¢ le litre. Un seul détaillant maintenait toutefois son prix à 142,4 ¢.























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