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Réouverture du PEQ : un pas dans la bonne direction, mais insuffisant selon les chambres de commerce

La Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) et la Chambre de commerce et d’industrie de la MRC de Montmagny (CCIM) accueillent favorablement la réouverture pour deux ans du Programme de l’expérience québécoise (PEQ), tout en estimant que cette mesure demeure insuffisante pour répondre aux besoins de main-d’œuvre des entreprises québécoises.

Dans un communiqué diffusé mercredi, les deux organisations soutiennent que le retour du programme apporte davantage de prévisibilité aux travailleurs étrangers et aux employeurs, mais qu’il ne permettra pas à lui seul de résoudre la pénurie de main-d’œuvre qui touche plusieurs secteurs de l’économie.

La FCCQ rappelle que le Québec aurait besoin d’environ 106 000 travailleurs étrangers par année pour combler les postes actuellement vacants. Selon l’organisme, le maintien de seuils d’immigration permanente jugés trop faibles risque de freiner la croissance des entreprises et de compromettre la réalisation de projets majeurs dans les domaines industriel, énergétique et des infrastructures.

« Le Québec ne réussira pas à assurer la survie et la croissance des entreprises en région sans accueillir suffisamment de travailleurs », a déclaré Véronique Proulx, présidente-directrice générale de la FCCQ. Elle soutient également que la fermeture du PEQ avait créé de l’incertitude pour les travailleurs et les employeurs.

Du côté de la MRC de Montmagny, la CCIM affirme que plusieurs entreprises éprouvent déjà des difficultés de recrutement. Son président, Mathieu Labrecque, souligne que les travailleurs étrangers occupent désormais une place importante dans plusieurs secteurs d’activité de la région.

« La réouverture du PEQ est un pas dans la bonne direction, mais elle doit s’accompagner d’une hausse des seuils d’immigration et de mesures de transition pour les travailleurs déjà en emploi », a-t-il indiqué.

La FCCQ et la CCIM réclament ainsi la création d’un droit acquis pour les travailleurs étrangers actuellement en poste et en attente de compléter leurs démarches d’immigration. Elles demandent également aux gouvernements provincial et fédéral d’adopter des mesures permettant de mieux répondre aux besoins du marché du travail québécois.


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