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Les régions manufacturières s’unissent pour défendre leurs travailleurs étrangers temporaires

Les régions manufacturières du Québec ont uni leur voix, sur la colline parlementaire, pour réclamer stabilité et reconnaissance envers les travailleurs étrangers temporaires, essentiels au maintien de la vitalité économique des régions.

En effet, c’est plus de 300 représentants élus, dirigeants d’entreprises et acteurs économiques, qui ont pris part à cette mobilisation dans le cadre des consultations sur la planification pluriannuelle de l’immigration 2026-2029.

Le secteur manufacturier québécois, pilier de l’économie avec près de 500 000 emplois et 12,3 % du produit intérieur brut (PIB provincial), repose sur un équilibre fragile. La rareté de la main-d’œuvre, le vieillissement démographique et les incertitudes entourant l’immigration menacent la stabilité des entreprises. Dans plusieurs régions, notamment la Chaudière-Appalaches, le Saguenay–Lac-Saint-Jean et le Bas-Saint-Laurent, environ 11 000 travailleurs étrangers temporaires (TET) soutiennent directement la production et l’innovation.

Leur départ, provoqué par des restrictions fédérales et des délais administratifs, pourrait compromettre 1 600 emplois québécois et 250 millions de dollars de contrats. Pour les régions, ces pertes entraîneraient des délocalisations et une fragilisation du tissu industriel local.

Les représentants régionaux demandent au gouvernement du Québec quatre mesures concrètes dont celle d’offrir un statut durable aux travailleurs étrangers temporaires déjà établis, intégrés et francisés, d’exclure ces travailleurs des nouvelles admissions dans les seuils d’immigration, d’allonger les permis de travail à 36 mois dans les régions à faible chômage et de simplifier la coordination entre les gouvernements pour réduire les délais et la bureaucratie.

Daniel Turcotte, président de la Table régionale des élus municipaux de la Chaudière-Appalaches (TREMCA), rappelle que « le manufacturier repose sur l’humain et la technologie, pas l’un sans l’autre ».

Pour Louis Ouellet, de l’Union des préfets du Saguenay–Lac-Saint-Jean, « ce sont des familles déjà intégrées que nous risquons de perdre ». Enfin, Jacques Demers, président de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), appelle à « une immigration durable et pleinement régionalisée ».

Les régions envoient donc un message clair, soit celui de la prospérité du Québec dépendant d’une politique d’immigration qui reconnaît l’apport humain derrière la réussite manufacturière.

Rappelons que cet important rassemblement visait à rappeler le rôle essentiel des travailleurs étrangers temporaires dans nos entreprises et nos collectivités.

Parmi les quelques 300 personnes présentes, la MRC de Montmagny était représentée par des entrepreneurs et des travailleurs, dont Frédéric Jean, maire de Saint-François-de-la-Rivière-du-Sud, préfet de la MRC et propriétaire d’Emballage LM, Maxime Roy de l’entreprise K-Trail, Daniel Dumont de L’intègre ainsi que de nombreux supporteurs locaux.

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